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Familles Laïques de Vaux Le Pénil

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vous trouverez un club qui correspondra à votre recherche
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Mercredi 2 juin 2010 3 02 /06 /Juin /2010 16:42

On parle beaucoup d'échec scolaire, et c'est une réalité.

 

L'une des causes en est, cela est une évidence, l'absentéisme scolaire, mais loin d'en être la principale.

Les programmes surabondants et inadaptés, le saupoudrage au détriment de l'apprentissage de base et son approfondissement, les effectifs plétoriques dans certaines classes en sont bien d'autres.

 

Supprimer les allocs n'apportera aucune solution, pire, aggravera la situation.

Le numéro de "REFLETS" (magazine d'information municipale de Vaux le Pénil) de juin 2010 comporte un article à ce sujet(en page 7, "libre d'opinions") qui nous a interpellé.

 

Nous n'avons jamais commenté un article. Mais aujourd'hui notre association familiale laïque, qui regroupe sur Vaux le Pénil plus de 300 familles de tout bords et confessions, ne peut pas accepter que des élus municipaux, sous la plume de Clodi Pratola, se prononcent pour le retrait des allocations familiales à certaines familles à cause de l'absentéisme de leur(s) enfant(s, sans réagir.

 

Sur le terrain, nous tentons modestement, et pensons avec succès, de réconcilier des enfants avec l'école et l'envie d'apprendre. Notre action dans ce domaine a le soutien des enseignants, est reconnu par la CAF et d'autres instances administratives, sans parler du soutien moral et de la reconnaissance de bon nombre de gens et l'engouement des nombreux bénévoles qui s'investissent.

 

Certes, nous ne faisons pas l'unanimité, et quelques uns préfèrent crier "au loup !" plutot que de prendre le problème à bras le corps et surtout par le bon bout.

 

      Voici un texte qui reflète notre position

 

   Patice THEVENY, Président de Familles Laïques de aux le Pénil.

 

Le président de la République, apprenti sorcier de l’insécurité sociale veut supprimer les allocations familiales aux familles d’enfants délinquants...
Nous ne le laisserons pas faire !
 

LES ALLOCS SONT UN DROIT !

 

 

 Les familles qui ont des enfants délinquants n’auront plus droit aux allocations familiales !
Voici là une décision grave, lourde de sens décidé par le président de la République.
Il a besoin de faire reluire son blason bien terme depuis plusieurs mois...Pas de problème : il suffit qu’il reprenne son thème favori : la sécurité.
Cela lui permet à la fois de camper sur les terres du front national et à la fois répondre à l’attente d’une partie de son électorat.
Voici donc la double peine installée dans le paysage : les parents qui ont déjà de grandes difficultés pour assurer l’éducation de leurs enfants et ceci sans soutien, auront une partie de leurs moyens de subsistance remis en cause !


Les associations éducatives qui défendent les droits de l’enfant montent au créneau contre cette décision inique. Il ne s’agit pas pour elles de nier que des violences inadmissible existent dans certains établissements scolaires. D’ailleurs certaines d’entre elles ont déjà fait des propositions comme celles qui consistent à demander la création de postes de médiateurs dans les collèges et lycées.
Il est faut de prétendre que les associations d’éducation populaire soient pour le "laisser faire" !
Les jeunes qui sont violents doivent être sanctionnés et l’instruction qui est un droit doit être assurée sur tout le territoire de la République !
Cette fermeté doit être accompagnée de moyens permettant que le droit soit respecté.
Comment prétendre enrayer la violence quand de nombreuses heures d’enseignement ne sont pas remplacées ?
Comment oser désigner les parents coupables quand on sait que de nombreuses familles vivent dans la pauvreté et qu’aucun accompagnement social et éducatif n’est assuré à tous ceux et à toutes celles qui n’arrivent pas à faire face ?

Le communiqué de l’association familiale laïque : le CNAFAL resitue bien la probématique : 2 millions d’enfants sont en-dessous du seuil de pauvreté (chiffre 2008)
En 2001, l’INSEE avait révélé que parmi les personnes ne disposant pas de domicile personnel, il y avait 86000 enfants.
Plus récemment, le rapport de l’ONU indiquait que 44,3% des enfants de moins de 18 ans vivaient en-dessous du seuil de pauvreté dans les quartiers « politique de la ville ».
3,4 millions de personnes sont touchées par la précarité énergétique et récemment le médiateur de la République confiait que 15 millions de français étaient chaque mois à 50 ou 150 euros près pour boucler le budget.
1 million de familles sont surendettées ; 1 million de personnes souffrent chroniquement du mal-logement (voir rapport de la fondation Abbé Pierre).

Depuis quelques années les pouvoirs publics ont tendance à mettre en accusation les parents pour leur carence éducative supposée à l’égard de leurs enfants et leur déresponsabilisation d’où la suspension des allocations familiales.

Mais s’est-on interrogé sur les conditions de vie des familles populaires ?

· Une étude récente de l’INSEE publiée par la revue Economie et Statistique montre que ce sont les couples salariés les moins qualifiés, les moins bien payés, ceux qui ont un statut précaire qui sont les plus désavantagés dans leurs horaires de travail ; les journées à horaires décalés et très désynchronisées sont sur représentées parmi les couples de salaires ouvriers, employés de commerce et des services.
En 1999, un salarié sur cinq a des horaires irréguliers. La même étude montre aussi des journées de « sur travail » de plus de 10 heures. Au total ces deux situations concerneraient une journée travaillée sur deux ! Et le travail le samedi et le dimanche se développe en même temps que la dérèglementation du code du travail !
Les journées désynchronisées avec le temps de vie de la famille et des rythmes scolaires, ébranlent la famille et génèrent les parcours scolaires chaotiques.
Une étude du CERC (Conseil de l’emploi, des revenus et de la cohésion sociale) de 2004 a corrélé l’échec scolaire et les retards scolaires à plusieurs facteurs :

 La disponibilité (physique et intellectuelle) des parents pour suivre la scolarité de leurs enfants

 Le temps de présence des parents au côté de leurs enfants

 Le mal-logement et les conditions de vie dont les privations

 L’environnement familial conflictuel : le chômage est aussi une des causes de rupture familiale

 L’échelle des revenus comme élément discriminant contribuant aux disparités dans la réussite scolaire
L’étude concluait que « les difficultés scolaires des enfants pauvres apparaissaient très tôt et se formaient dès le primaire ».

Déjà la loi de 2006 mettait en place un contrat de responsabilité parentale. La loi du 5 mars 2007 met en place des mesures d’accompagnement social personnalisé (MASP)

Débloquons des moyens pour la prévention sociale en amont !


La Grande Bretagne a réussi le tour de force d’augmenter de 40% l’absentéisme scolaire depuis qu’elle a pénalisé financièrement les parents voire même emprisonné. Est-ce cela que l’on veut ?

Ferdinand DELIGNY, le grand éducateur, ancien instituteur, écrivait il y a 50 ans dans son recueil « Graine de crapule » : « Une nation qui tolère les quartiers de taudis, les égouts à ciel ouvert, les classes surpeuplées et qui ose châtier les jeunes délinquants, me fait penser à cette vieille ivrognesse qui vomissait sur ses gosses à longueur de semaines et giflait le plus petit, par hasard un dimanche, parce qu’il avait bavé sur son tablier »"
Les "paroles" de Fernand Deligny n’ont pas pris une ride. 

 
Aujourd’hui, il y a une urgence sociale, éducative et politique, c’est d’organiser des états généraux sur : EDUCATION- LUTTE CONTRE L’EXCLUSION afin que militants de l’enfance, parents, enseignants et décideurs réfléchissent ensemble à despistes de transformation sociale pour enrayer ce double fléau qu’est la violence et la pauvreté.
Ne se préoccuper que de la violence c’est en revenir à la chasse à l’enfant, à la répression, en ignorant la désespérance de nombreuses familles démunies !

Par Véronique ROUSSILLO et Patrice THEVENY - Publié dans : SCOLARITE
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Vendredi 28 mai 2010 5 28 /05 /Mai /2010 14:04

DDJS = Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports

 

 

LA MORT DES D.D.J.S. !

 

 

La DDJS, c'est plus qu'un sigle, c'est un acronyme utilisé par les jeunes qui s'inscrivent au BAFA, par les parents qui cherchent des aides pour envoyer leurs enfants en stage et par toutes les associations d'éducation populaire et sportives.

La DDJS ce sont des conseillers d'éducation populaire et de jeunesse qui n'hésitaient pas à venir sur le terrain pour apporter des conseils, voire même pour mettre la main à la pâte.

Cette DDJS (Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports)là va disparaître au plus tôt le 1er juillet 2010 et au plus tard le 1er janvier 2011.

Cette disparition comme entité spécifique nous annonce des lendemains lourds de menaces pour l'avenir d'un secteur éducatif essentiel pour la jeunesse et pour tous et toutes!

 

Pour les connaisseurs,la RGPP, c'est la révision générale des politiques publiques, c'est à dire la réorganisation des services de l'État en fonction de grandes missions, le tout pour réaliser des économies non négligeables.

Pour les personnels des directions décentralisées, c'est une inquiétude quant à l'organisation de leur travail et pour de très nombreuses associations,ce  sont des interrogations quant à la pérennisation des subventions.

Les directions départementales Jeunesse et Sports vont disparaître, leurs missions principales, dans la phase RGPP 1 étant reprises par une direction plus large.

En Ile de France, les personnels vont être managés par la direction départementale et interministérielle de la Cohésion sociale.

Rien n'est fondamentalement remis en cause, on change de nom, de structure et on continue comme avant !

Voici en quelques mots les réponses gouvernementales aux interrogations et inquiétudes exprimées.

« Pour autant, et même si le vocable « jeunesse et sports » ne figure pas dans ces nouveaux intitulés, la politique relative aux sports continue d'être assurée, les personnels qui en étaient jusque-là chargés conservant leurs attribution. »

voici la réponse apportée par le secrétaire d'État aux sports à la question posée par  une députée ( JO du 4/4/2010)

Quand on sait que les crédits Jeunesse et Sports ont fondu ces dernières années comme neige au soleil;

Quand on sait que dans de nombreux départements les subventions aux collectivités locales dans le cadre des Contrats Educatifs locaux ont été purement et simplement supprimés;

on ne peut que légitimement poser la question :

 Ne s'agit-il pas là de la fin programmée des missions jeunesse-éducation populaire?

Avec la disparition d'une direction spécifique jeunesse et sports c'est l'intégration des principales missions dans le cadre de l'encadrement social de la population.

Il s'agira de maintenir et de renforcer les puissances régaliennes de l'état et de contraindre les associations d'éducation populaire à s'inscrire dans la politique dite de construction de la cohésion sociale.

Autrement dit, les associations devront pour avoir des subventions s'inscrire dans les dispositifs gouvernementaux, d'encadrement et de surveillance de la jeunesse.

« Pour l'usager, au lieu d'avoir affaire à des interlocuteurs ayant développé un niveau d'expertise qui n'est plus à démontrer dans les domaines du sport, de la jeunesse et de l'éducation populaire, il devra « se contenter » de fonctionnaires généralistes, polyvalents dont la mission première sera d'assurer l'encadrement social des populations. »

Le sport populaire, lui aussi est inquiet pour son avenir.

Tant pis pour les 15 millions de sportifs licenciés encadrés par des centaines de milliers de bénévoles...

Les associations sportives non professionnelles vont connaître à leur tour les « vaches maigres » avec des collectivités territoriales en difficultés budgétaires, des conseils généraux perdant leur compétence générale et maintenant la mort des DDJS.

Il s'agit là pour le gouvernement de réaliser des économies substantielles et de développer le sport dit de l'excellence, en préparant la carrière de 5000 sportifs de haut niveau dans des campus régionaux.

 

Jean-François CHALOT

Par Véronique ROUSSILLO et Patrice THEVENY - Publié dans : DEFENSE DU SERVICE PUBLIC
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Vendredi 28 mai 2010 5 28 /05 /Mai /2010 13:58

 

«Les mots de l'actualité»

- livre d'Yvan Amar - éditions Belin - 182 pages - mars 2010 - 6 € -

 

 

Quand on peut valser avec les mots....

Je ne sais pas si vous êtes comme moi , mais j'adore certaines chroniques comme celles d'Yvan Amar.

Ils sont plusieurs à se succéder "sur l'antenne" dans la semaine pour nous faire valser avec les mots en nous faisant découvrir leur sens et leur évolution.

Alain Rey a même écrit un dictionnaire fort intéressant et là Yvan Amar nous explique ce que signifient ces mots de l'actualité et comment ils ont évolué.

Ce livre se présente comme un petit lexique avec le classement des mots par ordre alphabétique et pour chacun de ces noms et verbes, Yvan Amar nous entraîne dans un voyage fort agréable et instructif.

Au pays où peu à peu s'incruste le langage sms avec ses codes, il ne faut pas oublier notre belle langue qui loin de se fossiliser se transforme et s'enrichit.

Alors que certains semblent nous donner des leçons en nous présentant le mariage comme le lien officiel entre un homme et une femme, l'auteur sans prendre parti dans le débat sur le mariage de deux homosexuels nous rafraichit la mémoire parfois défaillante :

le mot mariage vient du terme latin maritus que l'on retrouve dans le vocabulaire de l'agriculture. Il s'employait pour désigner le lien d'un arbre à une vigne.

"L' image de l'une enlaçant de près le tronc de l'autre peut être une belle évocation de la volupté et l'assistance mutuelle que se doivent les époux est joliment évoquée. Mais on ne saurait en conclure que l'arbre ni la vigne symbolisent de manière significative un gentre masculin ou féminin. Un mariage est donc une union. Quant à savoir ce qu'elle unit...."!

D'où viennent certains mots ? Parfois on tombe sur de mauvaises pistes qui prises de bonne heure conduisent à des orthographes bizarres.

Prenons "hybride" !

Ce mot ne vient pas du grec mais du latin mais comme sa prononciation pouvait prêter à l'erreur, on a fini par l'écrire en fonction de son origine présupposée.

182 mots et expressions sont ainsi visités pour le bonheur du lecteur attentif.

Des dix mots qui représentent le français en 2010, l'auteur en sélectionne trois: le baladeur, le cheval de Troie et le verbe zapper. Ce dernier mot ne vient ni du grec, ni du romain, ni du gaulois mais de l'anglais comme vous ne l'ignorez pas. "Ce nouveau verbe s'accroche au vocabulaire français, au point qu'il va accueillir des sens assez nombreux."

Ainsi va la langue française, elle emprunte, elle donne à d'autres, elle évolue pour nous offrir une "moisson enrichie et stimulante".

Vous pouvez prendre ce livre comme vous l'entendez mais vous m'étonnerez si vous choisissez le "zapping".

 

 

Jean-François Chalot

 

NB : pour mémoire, les dix mots qui représentent le français en 2010

baladeur, cheval de Troie, crescendo, escagasser, galère, mentor, mobile, remue-méninges, variante, zapper.

 
Par Véronique ROUSSILLO et Patrice THEVENY - Publié dans : Ecrivains Publics
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Mardi 4 mai 2010 2 04 /05 /Mai /2010 17:35

L'étape du "Paris-Nice des travailleurs sans papier" a fait halte

à Melun et à Vaux le Pénil.

 

Tout d'abord un grand merci !

  • à tous ceux et celles qui tout au long du parcours les ont soutenus en venant encouragés le marcheurs
  • à tous ceux et celles qui se sont déplacés pour les acceuillir Place St Jean à Melun,
  • à tous ceux et celles qui ont tout mis en oeuvre en un temps très court pour nourrir et héberger cette centaine de personnes.

Il n'est pas utile de citer qui que ce soit : personne ne l'a fait pour être mis en avant, et pas question d'une quelconque récupération politique ou syndicale.

 

Ci dessous, un court résumé de cette étape.

Les échanges furent riches d'enseignement, et la convivialité était de mise.

 

Patrice THEVENY - Président de Familles Laïques de Vaux le Pénil

 

                                                                         ilsBossentAffiche1_9-2--copie-2.jpeg

 

MUSIQUE, AMBIANCE, FRATERNITE

 

Trois mots pour résumer l'étape à Melun-Vaux le Pénil

 

Lundi 3 mai

     Ils sont arrivés en chantant et en lançant des slogans devant la Préfecture de Melun avant de rejoindre la place Saint Jean à 18H 30  où les attendaient les militants locaux de différentes organisations syndicales, familiales, caritatives et politiques.

     La centaine de manifestants pour la régularisation des sans papiers devait aller manger au Mée sur Seine (une association turque s'est spontanément proposée pour offrir le repas) puis venir dormir à Vaux le Pénil.

     Au dernier moment, après une consultation, tout le monde s'est retrouvé à Vaux pour prendre ce repas dans la maison des associations avant de rejoindre un gymnase pour y dormir.

Les familles laïques de la ville se sont chargés de l'hébergement et du petit déjeuner.

 

     "Quand ils quittent une salle, elle est plus propre qu'à leur arrivée...C'est ce qu'ont constaté les employés communaux... Chapeau bas les camarades!

Mardi 4 mai

     Le lendemain avec l'aide des militants syndicaux postiers, les manifestants ont quitté de bonne heure leur dortoir bien improvisé pour rejoindre d'autres militants SUD qui avaient réservé une salle pour une réunion interne. Les échanges furent très intéressants. Le militantisme syndical se doit d'être ouvert aussi sur l'extérieur.

     La manif haute en couleurs est repartie à Melun pour déjeuner avec l'association familiale protestante les accueillant dans leur salle attenante au temple.

Sur l'agglomération melunaise, les associations familiales progressistes agissent de concert et très souvent les familles laïques (le CDAFAL), les protestants et la CSF joignent leur force dans les combats contre l'injustice sociale. Elles constituent un réseau solide.

     A 15 heures, nous sommes partis en manifestation pour la gare afin que nos amis rejoignent l 'étape suivante: Sens.

    Les contacts à la gare entre voyageurs et sans papiers ont été cordiaux voire même chaleureux.

     Les flics de la ferroviaire qui sont arrivés sur le quai étaient, eux, arrogants et hautains... de vrais petits cow-boys.

     Les marcheurs ont pris le train, en chantant et vivement le 1er juin, date de leur retour à Paris...Nous essaierons d'y être

Lundi 3 et mardi 4

     A noter : aucune tension, ni provocation, ni d'un côté ni de l'autre, entre La Police et les manifestants. Si inquiétude il y avait, elle fut vite dissipée.

 

 

Jean-François Chalot et Patrice THEVENY

Par Véronique ROUSSILLO et Patrice THEVENY - Publié dans : SOLIDARITE
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Samedi 1 mai 2010 6 01 /05 /Mai /2010 22:09

 

MARCHE  DES TRAVAILLEURS SANS PAPIERS  de PARIS à NICE 

elle fait étape à MELUN ce lundi 3 mai

VENEZ NOMBREUSES ET NOMBREUX SOUTENIR CE MOUVEMENT

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

"Les 14 collectifs de sans-papiers et leurs soutiens du Ministère de la régularisation de tous les sans-papiers ayant leur siège social, rue Baudelique à Paris, organisent en mai une marche géante de sans-papiers de Paris à Nice. En effet, les 31 mai et 1er juin se tient à Nice un sommet pour commémorer le cinquantième anniversaire des indépendances des pays Africains.

Les collectifs de la rue Baudelique s'emparent donc de cette occasion pour réclamer la régularisation des sans papiers qui vivent et travaillent en France. Cette marche, soutenue par le NPA 77, le PG 77,le PCF 77, l'association des Familles laïques de Vaux le Pénil, les cercles de silence, le CDAFAL77, Sud et bon nombre d'associations, passera à Melun, ville étape, le lundi 3 mai en fin d'après midi. Le rendez-vous est donné à 18h30 Place Saint-Jean autour d' un cercle de silence prévu pour accueillir les marcheurs."

  ilsBossentAffiche1_9-2--copie-1.jpeg

APPEL 77

Sans papiers en Marche pour la Régularisation !

A Nice les 31 mai et 1er juin se tient un sommet pour commémorer le cinquantième anniversaire des indépendances des pays Africains.

Les Collectifs de sans papiers réunis dans le Ministère de la Régularisation de Tous les Sans Papiers ont décidé de marcher de Paris à Nice pour réclamer la régularisation des sans papiers qui vivent et travaillent en France.

Beaucoup d’entre nous viennent des pays africains qui ont gagné leur indépendance en 1960.

Malheureusement le colonialisme de la France qui avait abondamment pillé nos ressources, utilisé nos peuples comme réservoir de main d’œuvre a continué sous la forme de rapports néocoloniaux.

Nos pays ne se sont pas développés et nous avons du migrer pour nourrir nos familles.

L’agriculture exportatrice européenne et le mode de développement des pays riches qui a accéléré un réchauffement climatique qui dans les pays subsahariens a diminué les pluies des moussons ont contraint les paysans de nos pays africains

 

à fuir les campagnes, aller végéter dans les villes ou migrer vers l’Europe.

Le gouvernement français est responsable de cette situation, trop souvent les gouvernements africains sont complices de cette politique. Ainsi les Accords de réadmission signés par trop de pays organisent avec l’Europe forteresse de la directive de la honte « la chasse aux migrants » et leur expulsion.

Assez de ces traitements indignes !

Gouvernements africains arrêtez de collaborer !

Gouvernement français, régularisez les sans papiers !

Soyez nombreux à les rejoindre le lundi 3 mai Place Saint Jean à Melun dès 18h30 pour manifester notre solidarité !

 

Le MRTSP

Ministère de la Régularisation de Tous les Sans papiers avec le soutien du NPA 77, du PG 77, du PCF 77, de l'association des Familles laïques de Vaux le Pénil, des cercles de silence, de Sud....

Par Véronique ROUSSILLO et Patrice THEVENY - Publié dans : SOLIDARITE
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